Chirurgie au masculin

La chirurgie esthétique au masculin

Afin de demeurer en accord avec eux-mêmes, les hommes modernes se tournent aujourd’hui sans complexes vers la chirurgie esthétique. Poches sous les yeux , tempes qui se dégarnissent, double menton, poignées d’amour disgracieuses, à chaque problème sa solution.
Se maintenir en forme, déjouer les empreintes du temps et donner une image de soi en harmonie avec sa personnalité n’est plus le seul apanage des femmes. Interventions dites correctrices, rajeunissantes ou liées à un excès de poids. Tour d’horizon des techniques les plus demandées.

Les poches sous les yeux

Véritables marqueurs du temps qui passe, elles concernent d’avantage les hommes agés entre 30 et 50 ans et se corrigent grâce à une blépharoplastie qui consiste à enlever l’excès de peau et les poches sous les yeux. Idéal pour redonner un coup de jeune et un air plus détendu.

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Un nez proéminent

Considéré comme une “erreur de la nature”, c’est la rhinoplastie qui est utilisée dès l’âge de 17ans quand la croissance est terminée afin de changer la longueur ou le volume du nez. Un bémol: le nez est un organe spécifique avec une symbolique collective forte et reste l’un des fondements de l’identité masculine. A réfléchir à deux fois avant de se lancer.

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Une silhouette rebondie

Que se soit les poignées d’amour, l’abdomen, les hanches ou encore le double menton, ces zones se traitent via une liposculpture pour faire disparaître les graisses localisées et remodeler la silhouette. Le plus souvent demandées entre 35 et 50 ans.

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Gynécomastie

La gynécomastie désigne une glande mammaire hypertrophiée chez l’homme, d’un seul côté ou des deux côtés.
La gynécomastie peut être d’origine hormonale. Souvent temporaire chez l’adolescent, elle peut être permanente chez l’adulte.
Au contraire, lorsque la gynécomastie est due à un excès de graisse sans atteinte de la glande mammaire, on parle d’adipomastie plutôt que de gynécomastie graisseuse.

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La gynécomastie est un trouble physique souvent à l’origine d’une souffrance psychologique. En effet, la présence de seins féminins complexe considérablement les hommes dans l’image de leur virilité.
Dans la plupart des cas, l’hypertrophie mammaire chez un homme est une combinaison de graisse et de glande, nécessitant une liposuccion et l’ablation de la glande mammaire.

La pénoplastie : augmentation du pénis

Cette intervention consiste en une augmentation de volume plus ou moins associée à un allongement relatif de la verge. Ces deux gestes simples permettent d’obtenir d’excellents résultats à la seule condition de respecter des indications strictes.

Certains hommes souffrent en privé ou en collectivité du sentiment d’avoir un petit sexe, les sportifs pratiquant un sport collectif sont les principaux demandeurs, le passage aux douches étant vécu comme un véritable calvaire.

On parle de petit pénis à moins de 3 cm et de 10 cm en érection. Le micropénis fréquent chez les obèses, est une malformation requiérant des interventions plus complexes.

L’entretien lors de la consultation est primordial, puisque l’on doit déterminer s’il existe un problème fonctionnel lors des rapports sexuels. Le patient demandeur s’autorise en fait un raccourci facile parfois inconscient, avec un sexe plus important, finis les problèmes d’impuissance. Il s’agit le plus souvent de patients aux mensurations normales et suivant les cas, adressé soit à un psychologue, soit à un urologue spécialiste des troubles sexuels. Dans les autres cas, on peut proposer une pénoplastie.

Le premier geste consiste en l’injection de la propre graisse du patient dans la verge permettant une augmentation du volume conséquente. La graisse est prélevée par lipoaspiration sur le ventre, les cuisses ou les flancs puis réinjectée à l’aide d’un matériel spécialement étudié immédiatement sous la peau du fourreau à partir de 2 petites incisions latérales à la base de la verge. Cette technique est dérivée de celle utilisée en chirurgie plastique dans les comblements de rides ou de certaines pertes de substance. La graisse est incorporée au tissu receveur comme une greffe.

Il n’y a aucun rejet puisq’il s’agit du propre tissu du patient, et le taux de résorption est d’environ 30%.
Les suites opératoires sont simples, permettant une reprise de la miction immédiate et des rapports sexuels au bout de 10 jours. L’oedeme post-opératoire disparaît en quelques jours.

Le second geste pouvant être associé, est l’allongement relatif du pénis obtenu par section du ligament suspenseur de la verge. Par une courte incision au bord inférieur du pubis, la verge est détachée du rebord osseux permettant alors son avancée d’environ 3 cm.

Il s’agit donc de la même verge, simplement projetée en avant de 3 cm.

Il existe un effet indésirable, à savoir une perte de 30° d’érection par rapport à la verticale.

Ces techniques, bien que simples, doivent être réalisées au mieux par un plasticien en centre spécialisé. Au cours de la consultation, le praticien décide de la stratégie opératoire en fonction du souhait du patient. L’indice de satisfaction est de 90% avec non seulement un sentiment de bien-être, mais aussi une sexualité améliorée.